Franck
Une série de podcasts proposée par le barreau de Nantes, réalisée par Pop’ Média.
La figure de l’avocat est aujourd’hui largement représentée dans les médias, le cinéma, la télévision ou la littérature. L’image que l’on a de ce professionnel du droit est parfois réductrice, exagérée, fantasmée, voire caricaturée.
Connaît-on vraiment ce métier ? Qu’est-ce qui conduit à embrasser cette carrière ? Une vocation ? Précoce, tardive ? Quelles contraintes et quelles satisfactions ? Quelle(s) réalité(s) ? Et si c’était à refaire ? À travers ces podcasts, la parole est donnée à celles et ceux qui exercent ce métier au quotidien.
Dans ce 22e épisode de L’envers de la robe, nous faisons la connaissance de Franck, 43 ans, avocat au barreau de Nantes depuis un peu moins de vingt ans.
Il exerce principalement en droit pénal et en affaires familiales, deux matières où l’humain occupe une place centrale.
Pour lui, porter la robe est à la fois une fierté et un outil de travail, au même titre qu’un ordinateur.
Enfant, pourtant, Franck rêvait d’un tout autre destin : il voulait être Steven Spielberg et faire du cinéma. C’est finalement un ami qui l’incite à s’orienter vers des études de droit à Angers. Malgré le taux d’échec important en première année, il s’accroche et poursuit son chemin.
La découverte du droit pénal en deuxième année sera pour lui une véritable révélation.
Ce qui le motive, c’est d’être aux côtés de personnes qui se retrouvent face à un mur et ne peuvent pas s’en sortir seules. Son rôle, dit-il, est d’accompagner, de soutenir et de faire le maximum pour parvenir au résultat le plus juste.
Franck évoque aussi avec franchise une réalité moins visible du métier : sa dimension économique et la gestion d’un cabinet. Il évoque également de la charge mentale du pénaliste, surtout face à des dossiers lourds impliquant parfois des enfants. À Nantes, l’Ordre des avocats a mis en place des dispositifs d’écoute et d’accompagnement, auxquels il a lui-même recours. Avec lucidité, il revient aussi sur le rapport à la vérité, qui n’est pas selon lui le cœur du rôle de l’avocat, mais plutôt celui du juge. Un témoignage sensible et sincère, celui d’un homme qui, malgré les doutes et la dureté du métier, a toujours envie d’être avocat
Crédits :
Interview : Pascal Massiot
Montage et Réalisation : Pascal Massiot, Sébastien Boutin
Musiques :
- Klint – Diamond
- Chris Joss – September Farewell
- David Holmes – Half in a van
- Bahama Soul Club – Tiki Suite Part 2
- Aves – Magnify
- Avishai Cohen – Bass Suite#1
- Adam Ben Ezra – Can’t stop running
- Jimit – Astral Dance
- Dave Holland – Lost And Found
- Esbjörn Svensson Trio – Semblance, suite in three or four mouvement Part 2
