Les voyages nous procurent forcément des souvenirs plus ou moins agréables… Les Mésaventuriers, le podcast des souvenirs de voyage que l’on aurait préféré oublier. Voyageur en herbe ou aguerri, les envies d’ailleurs et de rencontres mènent irrémédiablement un jour ou l’autre à des mésaventures déroutantes. Christine De Geyer, réalisatrice de ce podcast nous raconte.

Christine, peux-tu te présenter et nous dire ce qui t’a motivée à te lancer dans le podcast ?

À la fac d’info-com, j’avais beaucoup aimé l’atelier radio et je m’étais dit qu’un jour je retournerais vers ce média. Récemment, j’ai découvert Pop’média grâce à ma voisine Anaëlle, qui a créé le podcast Bonsaï. J’ai alors choisi le voyage comme thème pour me former au podcast, notamment parce que j’ai travaillé 10 ans dans l’édition de guides touristiques.

Quelle formation as-tu suivie chez Pop’ Média pour construire ton projet ?

J’ai suivi la formation « Accompagnement au podcast ». Laurie m’a aiguillée pour créer ma série, réfléchir à la manière de l’écrire et préciser le format des épisodes. Elle m’a aussi appris à utiliser un enregistreur que j’ai pu emprunter à l’association plusieurs fois avant d’en acheter un. Et Laurie et Sébastien m’ont aussi aidée à prendre en main le logiciel de montage Reaper.

Peux-tu nous parler de ta série Les Mésaventuriers ?

Chaque épisode est le récit d’une mésaventure par la personne qui l’a vécue : une nuit aux urgences à Istanbul, une escapade en canoë dans la jungle amazonienne qui vire au cauchemar, un voyage humanitaire dans des conditions un peu extrêmes… Toutes les histoires sont 100 % vraies et se terminent toujours bien ! L’idée, c’est de dédramatiser ces mauvais moments, voire d’en rire. J’interviewe la personne, je fais le montage en cherchant la musique et l’habillage sonore et, ensuite, chez Pop’média, c’est Sébastien qui fait le mixage et Jeanne qui s’occupe de la diffusion.

Comment sélectionnes tu tes invités ?

Comme chaque épisode dure 11 minutes, je sélectionne les histoires à rebondissements. Et je m’assure que la personne qui la raconte a suffisamment de recul pour rire de sa mésaventure. Il ne faut pas que ce soit un traumatisme, mais un mauvais moment devenu un souvenir qui l’a fait rire aujourd’hui.

Pourquoi avoir choisi cette thématique des « mésaventures » de voyage ? Quel est l’objectif ?

J’ai travaillé 10 ans dans l’édition de guides touristiques et j’ai beaucoup voyagé seule. Entre le côté idyllique du guide et la réalité du voyage, il peut y avoir une désillusion… et des galères ! « Tout le malheur des hommes vient de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre », comme disait Pascal. Ça faisait longtemps que j’avais envie de compiler les histoires de voyage « non instagrammables ». Le podcast m’est apparu comme étant le meilleur média car il permet la confidence, et l’habillage sonore nous plonge rapidement dans l’ambiance.

J’ai travaillé 10 ans dans l’édition de guides touristiques et j’ai beaucoup voyagé seule. Entre le côté idyllique du guide et la réalité du voyage, il peut y avoir une désillusion… et des galères 

Quelle est la mésaventure d’un·e invité·e qui t’a le plus marquée ?

C’est de loin celle d’Alban qui a eu un cumul de galères au Burundi lors de son 11e voyage humanitaire, mais il en garde un souvenir très positif et joyeux, et conclut en disant qu’il y retournerait avec plaisir ! On n’est pas tous égaux devant les galères ! En tout cas, chaque personne donne un sens à son voyage, que ce soit une envie de découverte, d’aventure, de performance, ou d’aider les autres dans le cadre d’un voyage humanitaire…

Et toi, te considères-tu comme une « mésaventurière » ? Aurais-tu une histoire personnelle à partager ?

Je suis une mésaventurière très chanceuse ! J’ai eu pas mal de grosses frayeurs, soit subies (accident de la route au Laos, intoxication alimentaire en Inde), soit par ma faute (bloquée à cause d’une erreur de visa aux États-Unis, avion raté, vol de mes papiers en Espagne…). Mais je repars et repartirai en voyage avec plaisir, en faisant à chaque fois un peu plus attention !

Est-ce que certains épisodes t’ont fait évoluer dans ta façon de voir le voyage et ses imprévus ?

J’ai pris conscience que c’est très subjectif : certains ont très peur alors qu’il ne se passe presque rien, et d’autres n’ont pas peur du tout alors qu’ils se retrouvent dans des situations compliquées qui peuvent vraiment mal tourner. Bref, chacun gère son anxiété comme il peut !

Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui voudrait se lancer dans le podcasting ?

Je lui conseillerais d’aller rencontrer l’équipe de Pop’média pour tenter l’aventure. Le blog « Astuces, entretiens et conseils pratiques » d’Arte radio donne aussi plein de bons conseils pour se lancer.

Quels sont tes projets à venir, que ce soit pour Les Mésaventuriers ou d’autres idées que tu aimerais explorer ?

Cette première expérience m’a donné envie de m’essayer à un documentaire plus long, peut-être sur le rapport des un·e·s et des autres au voyage. J’aimerais aussi proposer des prestations en podcast à des collectivités territoriales et à des écoles primaires, des collèges… De nouvelles aventures à venir !